20.5.08

LA FRITE A MOUSTACHE (4)

18.5.08

ANTHOVEAULOGIE 54

Plouk Town, Ian Monk, Editions Cambourakis, septembre 2007.
je te déteste comme une tête de veau qui tremblote (p. 113)

13.5.08

LA FRITE A MOUSTACHE (3)

6.5.08

LES BETTERAVES

Les betteraves rouges se mangent crues ou cuites.
Je sais boire sans soif et manger sans dents.
Je fais craquer mes articulations devant le feu de bois.
Un avertissement en vaut deux.
Parfois, j'écris en dessinant.
Parfois, je suis debout entre deux chaises.
J'essaie d'être décontractée avant de prendre un suppositoire de camphopneumine.
Les voyages organisés forment la vieillesse.

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30.4.08

LA FRITE A MOUSTACHE (2)

28.4.08

LA FRITE A MOUSTACHE

21.4.08

L'INFIRMIERE

L'infirmière qui me soignait dans le pavillon A fut dans la photographie du petit oiseau pendant qu'elle préparait les médicaments dans le pavillon des fioles. Je n'en suis pas morte. J'en profite pour dire à tout le petit monde amical des étoiles et du point que je me lasse un peu des yeux dans l'internette, vue que je trie mes papiers souvenirs et mes photos personnelles de service. Je les change des boîtes à biscuits pour les dépiauter dans la scanneuse. C'est beaucoup de temps à passer comme le café. Mais je ne m'inquiète pas pour les amateurs. La bêtise est inépuisible. Le flot ne se tarit. J'agite mon foulard pour traverser les ondes sans m'étouffer.

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16.4.08

ANTHOVEAULOGIE 48 49 50 51 52 53

Richard Brautigan, Retombées de sombréro, Christian Bourgois, 1980.
A chialer comme des petits veaux. p 64.

Chris Mooney, Déviances mortelles, Seuil Policiers, 2002.
Les gens d’ici me font penser à des veaux... des veaux coincés dans le noir. p. 285
J’ai vu un jeune couple acheter un veau noir Angus, et ça coûte encore plus cher, pour leurs deux enfants. Au bout de quelques minutes de course, le veau s’est fait coincer et déchiqueter par les tigres. p. 218

Jean-Claude Izzo, Chourmo, Gallimard, nrf, Série noire n° 2422, 1996.
« ... Donnons-nous les moyens de faire plutôt les bouchers que les veaux. » p 247

Noël Vexin (André Héléna), Clandestin, Ditis n° 122, 1959
- Ouais, ouais ! fit le bonhomme, en remuant ses yeux de veau, on dit ça. page 78.

Louis-François Delisse, Notes d’hôtel, Apogée, 2007.
Et des cavaliers essaient de chasser de la piste chèvres et veaux et ces éternels chefs de l’opposition les ânes. page 33.

Sam Shepard, Motel Chronicles, Christian Bourgois, 1985
Veaux qui beuglent. p 128

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9.4.08

JE PENSE

Je pense que je suis persuadée qu'on pourra bientôt remplacer, dans le réservoir des voitures automobiles, le pétrole par du jus de feuilles mortes. Il est regrettablement dommage de transporter de la graisse inutile et parfois des tumeurs partout avec soi, car cela favorise la dépense d'énergie précieuse. Enfin, il ne faut pas oublier de faire demi-tour quand on nage assez loin dans la mer ou dans l’océan.

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4.4.08

MON PETIT FRERE

C'est loin tout ça... Il refusait de me donner la main. Je suis sans nouvelles de lui depuis 40 ans !

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28.3.08

ANTHOVEAULOGIE 47

Hubert Selby, Retour à Brooklyn (Requiem For A Dream), Les Humanoïdes Associés, collection Speed 17, février 1980.
T’as décoché l’bon boulot, t’as l’cerveau en mou d’veau, bébé, et c’est du mou, j’te l’dis. page 32

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25.3.08

UN BLOG LITTERAIRE

Un blog littéraire, qu'est-ce que c'est ? L'écriture du blog fait-elle partie intégrante de votre œuvre ? Pensez-vous qu'Internet est un horizon pour l'écriture ? Comment ?

Ci-dessus, c'est le deuxième quatrain de questions que me posa Madame Limongi l'autre jour afin que je lui réponde en toute totalité de sincérité. Ce que je fis sans accuser la réception de sa part. Je dévoile en dessous ouvertement mes quatre réponses. J'attends maintenant une suite sous la forme de deux fois trois questions pour terminer en tercets de sonner à la porte de ma blogue.

Très chère Laure Limongi, je suis heureuse que vous me posiez la question du blog littéraire. Depuis que j’ai ouvert ma blogue (je préfère) d’étoile point étoile grâce à la bénignité de Sir Blogger en mois de juillet 2005, j’ai fait comme des feux d’artifice de poésie élémentaire en saucissonnant les prospectus du carouf champêtre et ceux de briques au dépôt entre autres. J’ai même fait des dessins parce que je n’ai jamais oublié qu’Henri Michaux disait mais pas à l’école si tu sais écrire tu sais dessiner. Ici à la Mapad on m’autorise le scannage des dessins. C’est quand même mieux que de scanner le cerveau ou les anévrismes. Je suis très fière aussi de mon œuvre in progresse sur la blogue, mon anthoveaulogie dont j’espère sincèrement qu’elle attirera un jour l’attention de la chambre de commerce de la boucherie qui en favorisera l’édition des veaulumes avec sponsorisation bénévole. Je dirais même plus que mon œuvre fait partie intégrante de l’écriture de ma blogue et réciproquement.
Sans hésiter je dis oui. Oui. Oui. L’horizon de l’écriture dans ma jeunesse était limité à ma gauche par la marge réserve du stylo rouge de Madame et à droite par le bord du pupitre gravé. Dans la présente je peux customiser et même créer autant de blogues que je le veux avec des pseudonymes et des sacs de gigastorages. Vous savez j’ai aussi mon
mon espace sans bégayer. J’ai de nombreux fichiers pour conserver tous les commentaires que je sème ici ou là. Voilà un nouvel horizon, un nouvel espace avec énormément de publicité pour des objets inutiles mais au bout d’un moment on ne les voit même pas et puis la petite souris fait clic et hop tout disparaît retour au néant. A mon âge je sais bien que les observateurs ne publieront pas de photos de mon derrière littéraire mais je m’endors quelquefois en sachant que personne ne connaît le mot de passe de ma blogue et si je ne me réveille pas sa littérature restera encore quelque temps à l’horizon des écrans.
Mauricette Beaussart
Bloguisseuse en littérature

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21.3.08

ECRIVAIN

Écrivain, c'est un "métier" ? Comment vit un écrivain ? De quoi ? Quelle est la part de l'activité d'écriture dans sa vie ?
Alors au-dessus de cette ligne, voilà un quatrain de questions qui me furent posées par Madame L. Limongi et desquelles je lui fournis aimablement les réponses dont j'ignore encore si elle en fut la réceptionnaire dans l'espace de nos internettes. Alors en dessous de cette ligne publiquement voici ma réponse en globalisation mondiale :
Très chère Madame Laure Limongi, je connais des métiers d’infirmier de conducteur de locomotives de pâtissier avec un cap ou un bep et puis qu’il n’y a pas de sots métiers même dans les hôpitaux de la santé mentale. Alors je suis flattée d’être posée par la question d’être un écrivain. Je n’arrive pas à me dire une auteure ou une écrivaine pourtant j’étais il me semble la marraine de mon filleul dans une époque où l’internette était réservée au métier de l’armée. Mais oui vous avez raison écrivain c’est un beau métier avec des cigares et du whisky et de voir tous ces gens qui font la queue dans les salons pour échanger de la conversation avec Philippe ou avec Philippe. On voudrait bien d’un métier comme ça pour son filleul.
Alors supposons que je sois recrutée dans les femmes de lettres comme Rachilde ou Agrippine d’Aubignée, je penserai qu’un écrivain vit dans l’angoisse d’une réponse négative de l’éditeur mais au bout d’un moment, il ou elle s’habitue car on sait bien que les réponses qui sont oui ne viennent pas dans la sacoche du facteur mais dans l’écouteur du téléphone. L’écrivain ne vit pas seulement dans l’attente, il doit travailler pour acheter les timbres et les cédés vierges et payer la connection connexion j’écris les deux. L’écrivain vit le jour au jour le jour et la nuit à la nuit comme un vagabond dans l’idée d’un Arthur Rimbaud qui ne sait pas qu’on peut monter un dossier pour une bourse du centre national de littérature. La part mot dite de l’activité de l’écriture ne permet pas de modifier le quotient familial. Je le regrette sincèrement.

Mauricette Beaussart, bloguiste pointilliste stellaire.

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17.3.08

CONSEILS DE SANTE

Des nutritionnistes affirment que la cellulose des couches est comestible et qu'en consommer peut favoriser le transit instestinal.
Pour éviter les mauvaises surprises, le vétérinaire doit penser à faire stériliser sa paire de bottes.

Il peut arriver que la prostate d'un président ait des répercussions sur les bourses occidentales ou émergentes.

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14.3.08

MAURICETTE BROSSARD